Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Pierre HAMMADI

Le blog de Pierre HAMMADI

Bienvenue à tous

Publié le par PIERRE HAMMADI

ATTENTION CES IMAGES PEUVENT CHOQUER

Après les images de maltraitance animale dans l'abattoir d'Alès (Gard), puis celui du Vigan (Gard), l'association de défense des animaux L214 révèle un nouveau cas dans les Pyrénées-Atlantiques cette fois.

Dans une vidéo aux images choquantes dévoilée en exclusivité par Le Monde, on peut notamment voir un agneau écartelé vivant dans l'établissement intercommunal de Soule, à Mauléon-Licharre. L'entreprise de découpe de viande est certifiée bio et Label rouge.

En réaction à ce nouveau scandale, Stéphane Le Foll, qui a fait part de son "indignation face à des pratiques intolérables", a ordonné aux préfets des inspections dans tous les abattoirs français d'ici un mois. "En cas de défaut avéré constaté à l'occasion de ces inspections", il demande "la suspension sans délai de l'agrément de ces établissements", précise le ministère dans un communiqué. Le ministre de l'Agriculture exige aussi "la suspension immédiate de l'activité de l'abattoir" de Mauléon.

Le communiqué indique également que les résultats de ces inspections "seront transmis à la commission d'enquête parlementaire annoncée le 22 mars dernier". Sur cette base, le ministre "prendra les mesures qui s'imposent pour renforcer la responsabilité des opérateurs, en particulier sur la surveillance des postes d'abattage".

L214 explique que les images ont été tournées, en caméra cachée, environ deux semaines avant Pâques. "Animaux frappés, mal ou pas étourdis, conscients au moment de la saignée, découpés à vif : une réalité insoutenable", ajoute L214 qui appelle à signer une pétition adressée au Premier ministre pour "exiger la transparence des abattoirs".

Dans la vidéo, "on voit des animaux qui reprennent conscience et se débattent violemment alors qu'ils sont suspendus pour la saignée; des employés qui commencent les opérations de découpe des pattes et de la tête sur des bêtes encore vivantes; des salariés qui frappent ou assomment à l'aide de crochets des ovins pas complètement étourdis; d'autres qui poussent des bovins en leur assénant des coups d'aiguillon électrique sur la tête; ou encore un agneau écartelé vivant, pris entre deux crochets en l'absence de l'opérateur".

Pourtant, cette fois encore, ces sévices sont perpétrés dans un établissement à taille humaine et en apparence irréprochable : l’abattoir de Mauléon-Licharre emploie 37 personnes dont 13 abatteurs et se décrit comme "résolument tourné vers l’abattage de qualité". Il traite chaque année, selon la direction, 3.000 tonnes de viande, dont 40 % proviennent de bêtes élevées dans la vallée de Soule.

Les viandes qui y sont débitées sont pour partie certifiées Label rouge et classées sous le régime européen des Indications géographiques protégées (IGP). L’établissement possède également la certification Ecocert pour l’agriculture biologique. Parmi ses 460 clients, on trouve des particuliers en vente directe, des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) et quelques grandes tables parisiennes et chefs étoilés, comme le boucher-star Yves-Marie Le Bourdonnec ou le chef Alain Ducasse.

Gérard Clémente, le directeur de l'abattoir cité par Le Monde, se dit "effondré et catastrophé". Il assure que les employés incriminés seront licenciés. A deux mois de la retraite, il explique avoir essayé "d'améliorer les conditions d'abattage depuis des années : et là, on tourne le dos, et des employés frappent les bêtes".

Le maire de Mauléon Michel Etchebest a annoncé dans un communiqué prononcer "la fermeture de l'abattoir pour une durée indéterminée, à titre conservatoire" afin qu'une enquête puisse faire la lumière sur ces pratiques. Il demande en outre à la direction de l'abattoir, "de prendre sur-le-champ toutes les mesures et sanctions adéquates envers les auteurs de ces actes, sans préjuger des sanctions ou mesures plus importantes à venir".

"J'ai la mise à pied déjà prête pour les deux concernés" a assuré le directeur, "mais au-delà des mesures qu'on va prendre, c'est une tâche indélébile, pour l'abattoir, pour tout le monde", s'est-il désolé, rappelant que l'abattoir avait de longue date investi dans des anesthésieurs électriques, travaille beaucoup avec des éleveurs bios, des petits producteurs, du circuit court.

ATTENTION CES IMAGES PEUVENT CHOQUER

Voir les commentaires

Publié le par PIERRE HAMMADI

C'est l'une des pires attaques terroristes de l'histoire récente du Pakistan. Au moins de 72 personnes sont mortes dans l'attentat suicide qui a frappé dimanche 27 mars, un parc populaire de Lahore, en pleine fête de Pâques.

L'attentat a été revendiqué par les talibans pakistanais de la faction Jamaat-ul-Ahrar, qui ont déclaré avoir visé spécifiquement la communauté chrétienne. Mais selon l'inspecteur de police adjoint Haider Ashraf, la majorité des victimes sont musulmanes. Selon un responsable des services de secours, 29 enfants ont été tués, ainsi que 7 femmes et 36 hommes.

"Nous envoyons ce message au Premier ministre Nawaz Sharif pour lui dire que nous sommes entrés dans Lahore. Il peut faire ce qu'il veut mais il ne nous arrêtera pas. Nos kamikazes vont continuer ces attaques", a déclaré Ehsanullah Ehsan, porte-parole de la faction.

Lundi, Assim Bajwa, un porte-parole de l'armée pakistanaise a répondu sur Twitter : "Nous devons traduire en justice les meurtriers de nos frères, sœurs et enfants innocents et nous ne laisserons jamais ces sauvages inhumains submerger notre vie et notre liberté".

La déflagration s'est produite dans le parc Gulshan-e-Iqbal, proche du centre-ville de cette ville de 10 millions d'habitants, particulièrement bondé en ce jour de printemps où la minorité chrétienne célébrait le dimanche de Pâques.

Le kamikaze "s'est fait exploser près de l'aire de jeux pour enfants, où ils faisaient de la balançoire", a indiqué un haut responsable administratif de Lahore, Mohammad Usman. Des billes métalliques ont été retrouvées.

Secouristes et volontaires ont dans un premier temps porté assistance aux blessés au milieu des flaques de sang et des débris. Un médecin a décrit des scènes d'horreur à l'hôpital Jinnah, où des blessés étaient soignés à même le sol et dans les couloirs. La situation demeurait chaotique ce lundi alors que les familles et les journalistes affluaient dans l'établissement.

Un deuil de trois jours a été décrété dans la province du Pendjab, dont Lahore est la capitale. Ecoles et administrations devraient néanmoins rester ouvertes ce lundi, selon un haut responsable.

Le Vatican a condamné cette attaque et a indiqué que le pape François priait pour tous les Pakistanais, y compris ceux de la minorité chrétienne."Le massacre de dizaines de personnes innocentes dans un jardin de Lahore, au Pakistan, jette une ombre de tristesse et de souffrance sur les fêtes de Pâques", déclare le Saint-Siège.

Au Pakistan, des groupes islamistes armés ciblent parfois la minorité chrétienne, environ 2% de la population de ce pays de 200 millions d'habitants, majoritairement musulman sunnite.

Voir les commentaires

Publié le par PIERRE HAMMADI

L'armée syrienne a repris ce dimanche 27 mars le contrôle total de la ville de Palmyre après en avoir chassé les jihadistes du groupe État islamique qui tenaient cette cité antique du centre de la Syrie depuis près d'un an, a affirmé à l'AFP une source militaire à Palmyre.

Après de violents combats nocturnes, l'armée contrôle entièrement la ville de Palmyre, y compris le site antique et la partie résidentielle. Les unités d'ingénierie de l'armée sont en train de désamorcer des dizaines de bombes et de mines à l'intérieur de la cité antique qui contient des trésors détruits en partie par le groupe extrémiste. Les forces prorégime, appuyées par l'aviation russe, ont lancé le 7 mars une offensive pour reprendre Palmyre à l'EI, qui s'était emparé en mai 2015 de la ville et ses ruines antiques classées au patrimoine mondial de l'Unesco.

L'armée syrienne resserre l'étau sur le groupe Etat islamique (EI) à Palmyre avec l'appui des forces russes, largement engagées dans la bataille, dont l'appui a permis la reconquête d'une grande partie de cette ville du centre de la Syrie.

D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), «au moins 400 djihadistes de l'EI ont été tués depuis le début de l'offensive». «Il s'agit du bilan le plus lourd pour l'EI dans une seule bataille depuis son émergence» en plein conflit syrien en 2013, selon le directeur de l'OSDH.

D'un point de vue stratégique, cette victoire permet au régime de prendre le contrôle du grand désert syrien et donc de pouvoir avancer vers la frontière avec l'Irak, contrôlée en grande partie par les djihadistes. En Irak justement, l'EI est aussi la cible d'une large offensive de l'armée irakienne qui cherche à reprendre son fief de Mossoul, la deuxième ville du pays située dans le Nord.

Le Pentagone américain envisage de renforcer son soutien aux forces gouvernementales qui ont récemment lancé une offensive pour reprendre Mossoul, principal bastion de l'EI dans le nord de ce pays.

Responsable en outre d'atrocités dans les régions sous son contrôle et de vastes destructions du patrimoine, le groupe djihadiste a amputé Palmyre de ses plus beaux temples, ceux de Bêl et Baalshamin, détruits à coups d'explosifs. Et en septembre, il a détruit plusieurs des tours funéraires de la cité, avant de réduire en poussière le célèbre Arc de triomphe, symbole de l'essor de cette ville vieille de plus de 2000 ans.

Avant le début du conflit en Syrie en 2011, plus de 150 000 touristes visitaient cette oasis du désert située à 210 km au nord-est de Damas, aux 1000 colonnes, aux statues et à la formidable nécropole de 500 tombes.

Voir les commentaires

Publié le par PIERRE HAMMADI

Plusieurs dizaines de hooligans ont fait irruption dimanche 27 mars place de la Bourse, à Bruxelles, en scandant des slogans comme "On est chez nous" et "Tous ensemble", perturbant le recueillement de dizaines de personnes qui se relaient depuis mardi pour rendre hommage, en silence ou en chansons, aux victimes des attaques jihadistes. Sur les marches de la Bourse, les manifestants ont déroulé une banderole sur laquelle on pouvait lire "Les Casuals (un genre de hooliganisme, ndlr) contre le terrorisme".

"On est des hooligans", "on est chez nous", ont lancé les manifestants vêtus de noir sur la place de la Bourse. "Complices terroristes, complices terroristes", ont-ils scandé face aux manifestants pacifiques installés sur les marches de la Bourse. "Le fascisme ne passera pas", leur ont répondu ces derniers.

Samedi après-midi, les autorités belges avaient demandé aux organisateurs d'une "marche contre la peur", initiée après les attentats qui ont fait au moins 31 morts le 22 mars, de reporter l'événement pour des raisons de sécurité. La manifestation a bien été annulée, mais les Bruxellois continuent de se retrouver sur cette place du centre de la ville pour rendre hommage aux victimes des attaques terroristes.

Surveillés par les forces anti-émeutes, les hooligans ont répété des slogans virulents à l'endroit du groupe jihadiste État islamique, qui a revendiqué les attentats. Selon une journaliste de CNN présente sur place, des saluts nazis étaient visibles dans la foule des manifestants. Quelques minutes après le début du rassemblement, peu après 15 heures, des canons à eau ont été utilisés pour disperser les manifestants.

D'après les chemins de fer belges, la SNCB, les militants nationalistes qui ont perturbé dimanche les rassemblements silencieux sur la place de la Bourse auraient repris le train vers Vilvorde, une commune située au nord-est de Bruxelles, d'où ils étaient partis un peu plus tôt dans la journée.

Selon la police belge, une dizaine d'interpellations ont eu lieu à Bruxelles après l'irruption de quelque 200 manifestants nationaliste sur la place de la Bourse. Les manifestants ont notamment lancé des projectiles incendiaires vers les forces de l'ordre et dégradé du mobilier urbain, a précisé la police à l'agence de presse Belga.

Charles Michel "condamne fermement" les "débordements" qui ont eu lieu place de la Bourse dimanche, demandant "le respect à un moment de deuil pour tout le pays". Le Premier ministre belge a jugé "tout à fait inapproprié que des manifestants rompent (la période de) recueillement à la Bourse à Bruxelles". "Les gens se réunissent pour trouver un réconfort", a-t-il commenté auprès de l'agence Belga, selon le Soir.

Le maire de Bruxelles Yvan Mayeur a réagi aux incidents qui ont eu lieu sur la place de la Bourse dimanche après-midi, se disant "scandalisé par ce qui se passe, de constater que de telles crapules viennent provoquer les habitants sur les lieux de leur hommage", d'après le journal Le Soir. "Nous avons été prévenus hier de leur venue possible, et je constate que rien n’a été fait pour les empêcher de se rendre à Bruxelles", a-t-il ajouté, demandant "une réaction du gouvernement fédéral par rapport à cela".

Voir les commentaires

Publié le par PIERRE HAMMADI

Le président des États-Unis, Barack Obama, a estimé samedi que "stigmatiser" les musulmans faisait le jeu des djihadistes "qui veulent nous monter les uns contre les autres", condamnant implicitement des propositions de candidats républicains à la Maison-Blanche.
Dans la lutte contre le groupe État islamique (EI), "nos partenaires les plus importants sont les Américains musulmans", a-t-il déclaré dans son allocution hebdomadaire, après des attentats mardi à Bruxelles revendiqués par l'EI qui ont fait 31 morts et quelque 300 blessés.

Il a présenté ses condoléances aux deux Américains au moins tués dans ces attentats, lors desquels " au moins 14 Américains ont été blessés". "Nous devons rejeter toute tentative de stigmatiser les Américains musulmans" et saluer "leurs énormes contributions à notre pays et à notre mode de vie", a affirmé M. Obama.
"Ces tentatives sont contraires à notre caractère, à nos valeurs, et à notre histoire en tant que nation bâtie sur l'idée de liberté religieuse", a encore dit le président américain. "C'est aussi contre-productif. Cela fait directement le jeu des terroristes qui veulent nous monter les uns contre les autres ; qui veulent avoir une raison de recruter davantage de gens pour leur cause dévouée à la haine."

Les deux principaux prétendants à l'investiture républicaine en vue de la présidentielle du 8 novembre, Donald Trump et Ted Cruz, soutiennent l'idée que la police patrouille les quartiers musulmans. Donald Trump veut en outre interdire temporairement aux musulmans d'entrer aux États-Unis de peur qu'un extrémiste ne se cache parmi eux.

Barack Obama a reconnu que le groupe EI "représentait une menace pour l'ensemble du monde civilisé", mais il a promis que "les terroristes échoueront". Il a salué notamment l'élimination par les États-Unis du numéro deux de l'organisation djihadiste, Abdel Rahmane al-Qadouli, annoncée vendredi 25 mars.

La quatrième édition du Sommet sur la sécurité nucléaire, qui réunira plusieurs chefs d'État à Washington jeudi et vendredi prochains, sera l'occasion d'évoquer la lutte contre l'EI et de "s'assurer que le monde reste uni dans cet effort", a précisé le président américain.

Voir les commentaires

Publié le par PIERRE HAMMADI

Les autorités grecques ont commencé à évacuer des migrants bloqués dans le camp d'Idomeni (nord) à la frontière avec la Macédoine, a annoncé samedi la police au moment où la tendance à la baisse des arrivées dans les îles grecques à partir de la Turquie se confirme.

Huit cars ont transporté vendredi quelque 400 migrants depuis le camp d'Idomeni vers des centres d'accueil de la région, a précisé la police locale.
Une dizaine d'autres cars attendaient samedi d'embarquer les migrants qui acceptent de quitter le camp, pour la plupart des familles avec des enfants qui ne supportent plus les conditions difficiles à Idomeni.

Selon les chiffres officiels, 11.603 personnes demeuraient samedi matin à Idomeni, où les migrants s'entassent depuis la fermeture début mars de la frontière par la Macédoine.

"A partir de lundi, les efforts (d'évacuation) vont s'intensifier", avait déclaré jeudi Giorgos Kyritsis, porte-parole du service de coordination de la politique migratoire. Il avait indiqué que 30.000 nouvelles places seraient créées dans les centres d'accueil d'ici à 20 jours.
Dans le même temps, le flux de migrants en provenance de la Turquie a continué à diminuer, depuis l'entrée en vigueur il y a une semaine de l'accord UE-Turquie.

Samedi, les autorités ont indiqué que 78 personnes seulement étaient arrivées vendredi sur les îles grecques et 161 jeudi. Aucune arrivée de migrants n'avait été enregistrée mercredi, pour la première fois après l'entrée en vigueur dimanche de l'accord UE-Turquie censé barrer la route migratoire égéenne.

Cet accord, vivement contesté par les humanitaires, prévoit le renvoi en Turquie de tous ceux arrivés irrégulièrement à partir du 20 mars en Grèce, y compris les demandeurs d'asile syriens, sauf pour les personnes jugés éligibles à une protection spécifique, Kurdes par exemple.

Voir les commentaires

Publié le par PIERRE HAMMADI

Une catastrophe a peut-être été évitée de justesse. Une vaste opération antiterroriste a été menée à Argenteuil dans le Val d'Oise depuis jeudi 24 mars et s'est poursuivie toute la nuit avant de s'achever à la mi-journée vendredi 25 mars.

Bernard Cazeneuve a annoncé qu'un projet d'attentat avait été déjoué alors que la perquisition a notamment permis de mettre la main sur des explosifs. Si une petite quantité a un temps été évoquée, plusieurs kilos de TATP auraient été retrouvés dans l'appartement du suspect, ainsi que des kalachnikovs et des armes de poing, selon France Info.

Un homme a été interpellé jeudi matin à Argenteuil. Les perquisitions ont permis de découvrir des explosifs à son domicile et les policiers ont tout lieu de penser qu'il projetait de très bientôt passer à l'acte sur le sol français.

Cette arrestation a ainsi permis la vaste opération antiterroriste et la perquisition de son logement à Argenteuil, par les policiers de la DGSI. Une opération commencée jeudi 24 mars et qui se poursuivait encore vendredi 25 mars au matin. Il s'agit de la douzième tentative déjouée en quinze mois.

il s'appelle Reda Kriket et il est âgé de 34 ans. Originaire des Hauts-de-Seine, cet homme de nationalité française était un des piliers, avec Abdelhamid Abaaoud, d'une vaste filière de recrutement de djihadistes en Belgique pour la Syrie. Ce réseau dirigé par un Bruxellois de 41 ans, Khalid Zerkani, a permis d'envoyer une trentaine de jeunes vers l'organisation État islamique. Le procès en appel du réseau Zerkani s'est tenu en Belgique le mois dernier. En son absence, Kriket a été condamné à 10 ans de prison, en même temps qu'Abaaoud, lui aussi absent, et condamné à 20 ans.

Comme les frères kamikazes de Bruxelles, Reda Kriket est un braqueur, un voyou, qui a versé dans l'islamisme. Début 2014, il fait l'objet d'un mandat d'arrêt de la justice belge. Installé dans la banlieue de Bruxelles, il est soupçonné d'investir le produit de ces délits dans le financement d'une cellule qui envoie des candidats au jihad en Syrie.

Selon Le Parisien, Reda Kriket aurait rejoint Zerkani vers la mi-2013. Avant de verser dans le terrorisme, Reda Kriket était connu comme braqueur, ce qui lui assurait des revenus confortables, semble-t-il. Ainsi, selon les autorités belges, il a pu offrir 12 000 euros à un candidat au djihad. Fin 2014, c'est à son tour de partir pour la Syrie, comme l'ont fait avant lui deux des protagonistes des attaques de Paris, Abdelhamid Abaaoud et Chakib Akrouh, tous deux tués lors de l'assaut de Saint-Denis. Fin 2015, la DGSI diffuse un avis de recherche au nom de Reda Kriket. Mais sur le document, le visage n'est pas le bon.

Toujours selon Le Parisien, Khalid Zerkani apparaît comme l'un des chaînons qui relient les attentats de Paris à ceux de Bruxelles, et donc, aujourd'hui, au projet que vient de déjouer la police française. En effet, Zerkani a été de nouveau jugé récemment pour son rôle dans une autre filière de recrutement de l'EI. Une filière où, selon le quotidien, apparaît Najim Laachraoui, mort en kamikaze à l'aéroport Zaventem, et soupçonné d'être l'artificier des attaques du 13 novembre.

Plusieurs opérations antiterroristes ont été lancées, vendredi 25 mars dans l'après-midi, dans les communes de Schaerbeek, Forest et Saint-Gilles, près de Bruxelles (Belgique). Trois suspects ont été arrêtés lors de ces interventions, annonce le parquet fédéral belge. Ces interpellations sont liées à l'enquête sur le projet d'attentat en France, déjoué jeudi avec l'arrestation du jihadiste présumé en région parisienne.

A Schaerbeek, les forces de l'ordre ont neutralisé un individu dont l'identité n'est pas encore connue. Il a été légèrement blessé par balle au niveau de la jambe. Deux autres interpellations ont eu lieu, une à Forest et l'autre à Saint-Gilles.

Le lien est formellement établi entre les commandos djihadistes des attentats de Paris et les auteurs des attaques de Bruxelles, dont au moins trois avaient participé, de manière plus ou moins directe, aux tueries du 13 novembre. Khalid El Bakraoui, auteur de l'attentat-suicide dans le métro de Bruxelles mardi, était recherché dans l'enquête sur les attentats de Paris pour avoir loué sous un faux nom un logement à Charleroi utilisé par certains assaillants du 13 novembre, a annoncé jeudi le parquet fédéral belge. Depuis le 11 décembre, est-il précisé dans un communiqué, il était visé par deux mandats d'arrêt, international et européen, délivrés par le juge antiterroriste en charge du volet belge de l'enquête sur ces attentats ayant fait 130 morts à Paris.

Khalid El Bakraoui, ajoute le parquet, "était suspecté d'avoir loué, à l'aide d'une fausse carte d'identité belge au nom de Ibrahim Maaroufi, une habitation rue du Fort à Charleroi qui aurait servi de planque au groupe terroriste impliqué dans les attentats de Paris et qui a été perquisitionnée le 9 décembre 2015". Il a mené mardi peu après 8 heures une attaque-suicide à la station de métro Maelbeek, tout près des institutions européennes, à Bruxelles, causant une vingtaine de morts. Une heure auparavant, son frère aîné Ibrahim, avec un autre kamikaze identifié mercredi comme étant Najim Laachraoui (également lié aux attentats de Paris), avaient provoqué une double explosion dans le hall des départs de l'aéroport international Bruxelles-Zaventem.

Les frères Bakraoui et Najim Laachraoui sont liés aux attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts à Paris et à Saint-Denis. Khalid El Bakraoui est notamment soupçonné d'avoir loué une planque à Charleroi, utilisée par des djihadistes de Paris avant les attaques. Laachraoui est considéré par les enquêteurs français comme un artificier et un possible coordinateur.

Voir les commentaires

Publié le par PIERRE HAMMADI

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c'est-à-dire sans aucune activité en février, a augmenté de 38.400 par rapport au mois de janvier, selon les chiffres publiés par le ministère du Travail, jeudi 24 mars. Le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A s'élève à 3 591.000. Le ministère enregistre ainsi une augmentation du chômage de 1,1% entre janvier et février.

Après la baisse surprise fin janvier (-27.100), le nombre de demandeurs d’emplois inscrits en catégorie A à Pôle emploi est fortement reparti à la hausse en février : +38.900 en France entière (+38.400 sur la seule métropole). Soit la plus forte progression enregistrée sur un mois depuis septembre 2013.

Au total, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B, C augmente de 0,1% (+3 100) sur un mois et atteint 5 766.300, en incluant l'outre-mer. Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi augmente de 3,7% en métropole et 3,6% en France entière.

Pour Myriam El Khomri, il s'agit d'un simple transfert sur un mois de chômeurs inscrits (en janvier) dans les catégories B et C vers la catégorie A (en février).

Logiquement, toutes les classes d'âge ont pâti en février de cette hausse: les seniors bien sûr, dont le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A a encore progressé de 0,9% en un mois pour frôler (une première!) les 900.000 inscrits sur la seule métropole. Mais aussi les jeunes (+2700 ou +0,5% sur un mois) alors que leur nombre d'inscrits avait baissé 10 fois sur les 15 derniers mois.

"Cette évolution mensuelle ne remet pas en cause la baisse que nous observons depuis plus d'un an", a toutefois tenu à nuancer la ministre du Travail Myriam El Khomri . A raison: sur les 12 derniers mois, le nombre de jeunes inscrits en catégorie A a diminué de 24.100 en métropole. Mais depuis le début du quinquennat, il affiche toujours une hausse de 23.000.

Le nombre de chômeurs de longue durée (inscrits depuis plus d'un an) a lui-aussi, sans surprise, une nouvelle fois augmenté: de 0,3% sur un mois, portant à 8,5% l'augmentation sur un an, un taux deux fois moins important que celui observé pendant le pic de la crise dans les années 2010. Près de 2,5 millions de personnes pointent ainsi désormais à Pôle emploi depuis plus d'un an. Ils représentent aujourd'hui 45,5% des inscrits dans les catégories A, B et C en métropole. Soit une hausse de 0,1 point en un mois et un nouveau record absolu.

Pour Myriam El Khomri toutefois, "ces chiffres soulignent l'importance des efforts engagés depuis le début de l'année pour accélérer la reprise et les créations d'emplois». Et la ministre de citer les "plus de 100.000 demandes" d'aide à l'embauche PME enregistrées "depuis quelques semaines" et "le plan exceptionnel de formation des demandeurs d'emploi qui commence également à être mis en œuvre avec la signature des premières conventions régionales". Ce dispositif prévoit en effet que 500.000 formations supplémentaires vont être accordées cette année aux chômeurs.

"Mais ces mesures d'urgence doivent s'accompagner de réformes de long terme en matière d'organisation du travail, ajoute la ministre. Le projet de loi présenté ce matin donnera ainsi plus de souplesses aux entreprises, en particulier aux TPE et PME, en privilégiant le dialogue social au plus près du terrain. Il offrira également plus de protections pour les salariés comme pour les indépendants. Ainsi, le Compte personnel d'activité ouvrira notamment un droit à la formation pour tous les actifs qui sera renforcé pour les salariés non qualifiés. Un droit universel à la Garantie jeunes sera également créé pour les jeunes les plus précaires."

Voir les commentaires

Publié le par PIERRE HAMMADI

Le cas de "vache folle" dans les Ardennes a été confirmé par le ministère de l'Agriculture dans un communiqué, jeudi 24 mars. Il s'agit du premier cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) de ce type détecté en France depuis 2011 et du "troisième cas isolé d'ESB de ce type détecté en Europe depuis 2015".

Le prélèvement sur l'animal décédé avait été envoyé au laboratoire européen de référence pour l'ESB, au Royaume-Uni. Ce dernier devait mettre 8 à 10 jours pour confirmer ou non ce cas de "vache folle". Sans attendre ce délai, le laboratoire a donné son verdict, positif, indique Le Monde. Le ministère de l'Agriculture se veut toutefois rassurant : "La détection de ce cas n'a aucune conséquence pour le consommateur", affirme-t-il par communiqué.

L'animal, âgé de 5 ans, appartenait à un élevage de 400 vaches Salers des Ardennes, dans le village de Givron. "La suspicion a été établie le 17 mars par le laboratoire national de référence de l'Agence nationale de sécurité sanitaire, grâce à des prélèvements réalisés sur l'animal à l'équarrissage", selon un précédent communiqué du ministère.

Le ministère affirme que "la détection de ce cas n'a aucune conséquence pour le consommateur". Le mode de contamination n'est en effet sans doute pas le même que lors de l'épidémie de la fin des années 1990 puisque les farines animales, alors en cause, ont été depuis interdites pour l'alimentation du bétail.

Une centaine de bovins seront abattus dans un délai d'un mois. Il s'agit des vaches appartenant à la "cohorte" de l'animal mort, âgées d'un an de plus ou de moins que la vache infectée et qui, donc, "risquent d'avoir été exposées à la même source alimentaire", ainsi que les veaux "nés depuis moins de deux ans" de la vache malade.

Les mesures d'indemnisation "ne couvriront peut-être pas la totalité du préjudice, notamment le préjudice moral. Pour l'éleveur, c'est un choc, un stress important", a souligné Philippe Clausse, directeur de la FDSEA des Ardennes.

La France avait été requalifiée en pays à "risque négligeable" pour l'encéphalopathie spongiforme bovine en mai 2015 par l'Organisation mondiale de la santé animale. Cette décision devait permettre de rouvrir les exportations vers de grands marchés internationaux.

Selon le ministère, il est "probable" que les pays qui avaient rouvert depuis 2015 leurs frontières aux exportations françaises – Arabie saoudite, Canada, Singapour, Vietnam – les ferment à nouveau. Mais ces pays ne représentent qu'un faible volume d'exportations. Les autres pays de l'UE, destinataires principaux des ventes de viande française, ne peuvent en revanche pas fermer leurs portes au bœuf hexagonal.

Voir les commentaires

Publié le par PIERRE HAMMADI
Attentats de Bruxelles : Salah Abdeslam veut rentrer en France - Les trois kamikazes identifiés
Attentats de Bruxelles : Salah Abdeslam veut rentrer en France - Les trois kamikazes identifiés
Attentats de Bruxelles : Salah Abdeslam veut rentrer en France - Les trois kamikazes identifiés

Au lendemain des attentats de Bruxelles (Belgique), qui ont fait 31 morts et plus de 300 blessés (dont 61 en soins intensifs et 4 non-identifiés) selon un bilan établi mercredi soir, la police fédérale a identifié trois assaillants.

Ibrahim El Bakraoui et Najim Laachraoui, l'artificier des attentats du 13-Novembre ont perdu la vie en déclenchant des bombes à l'aéroport de Zaventem. Quant au kamikaze de la station de métro Maelbeek, il s'agit de Khalid El Bakraoui, le frère d'Ibrahim.

Attentats de Bruxelles : Salah Abdeslam veut rentrer en France - Les trois kamikazes identifiés
Attentats de Bruxelles : Salah Abdeslam veut rentrer en France - Les trois kamikazes identifiés
Attentats de Bruxelles : Salah Abdeslam veut rentrer en France - Les trois kamikazes identifiés

La police a lancé un appel à témoins pour retrouver l'homme au chapeau. Sur les images de vidéosurveillance à l'aéroport de Bruxelles, il porte un chapeau et des lunettes et pousse un chariot de bagage aux côtés d'Ibrahim El Bakraoui et Najim Laachraoui, deux des trois kamikazes identifiés. Il a laissé son sac, rempli de la plus grosse charge explosive, avant de quitte les lieux. Un appel à témoins a été lancé pour le retrouver.

Un complice avec le kamikaze du métro. Il a été filmé, portant un gros sac, par les caméras de vidéosurveillance du métro bruxellois en compagnie de Khalid El Bakraoui, peu avant que ce dernier ne se fasse exploser dans la station de Maelbeek.

Salah Abdeslam veut "partir en France". Selon son avocat Sven Mary, Salah Abdeslam a fait part de son souhait de "partir en France le plus vite possible", trois jours après les attentats de Bruxelles. Le jihadiste avait dans un premier temps refusé son extradition.

L'avocat de Salah Abdeslam, Sven Mary, a indiqué ce jeudi matin que son client n'avait pas été informé en amont des attentats qui ont touché Bruxelles mardi. "Il n'était pas au courant" a-t-il répondu en anglais, à une journaliste qui l'interrogeait à ce propos.

L'avocat de Salah Abdeslam, Sven Mary, a indiqué ce jeudi matin sur Europe 1 que son client refuse dorénavant de collaborer avec les enquêteurs. Depuis les attentats de Bruxelles, Salah Abdeslam s'est renfermé face aux enquêteurs, refusant de répondre à ceux qui lui ont rendu visite mercredi. "Je ne veux pas qu'il se referme pour pleins de choses, a réagi l'avocat. Se renfermer ça nous mettrait encore devant d'autres Zaventem et d'autres Bataclan, et c'est cela que je veux éviter".

Si Manuel Valls s'empêchait encore mercredi matin de faire un lien entre les attentats de Bruxelles et ceux de Paris, l'identification de trois kamikazes proches de Salah Abdeslam semble l'établir.

L'un des deux frères El Bakraoui, Khalid, 27 ans, a loué sous une fausse identité la planque qui a servi à cacher le suspect clé des attentats de Paris, Salah Abdeslam, à Forest en Belgique. Les deux frères étaient recherchés depuis le 15 mars, quand une fusillade a éclaté dans cet appartement.

Par ailleurs, Najim Laachraoui, le second kamikaze de l'aéroport, était également recherché dans le cadre de l'enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris, mais sous l'identité de Soufiane Kayal. Son ADN et ses empreintes ont été retrouvés dans l'appartement qui a servi à confectionner les explosifs et sur au moins un des gilets des kamikazes du Stade de France.

Il a en outre été en contact téléphonique avec au moins l'un des terroristes le soir du 13 novembre et aurait pu être le destinataire du SMS "C'est parti, on commence", envoyé par le commando du Bataclan.

L'avocat de Salah Abdeslam, Sven Mary, surnommé "l'avocat des crapules", a l'habitude d'être détesté. Mardi l'agressivité a dégénéré. Le Soir rapporte que l'avocat a été agressé par "un individu qui lui reprochait de se porter à la défense du terroriste". Sven Mary explique s'être défendu. "J'ai dû fermer mon cabinet pour assurer la sécurité de mes collaborateurs", a-t-il précisé au quotidien belge. En revanche il ne souhaite pas de protection, ajoute Le Soir.

L'avocat, dont les enfants ont déjà été menacés à la suite de victoires juridiques dans des affaires sensibles, demande à ce que "les gens fassent la part des choses" et évitent "les amalgames", explique-t-il à La Libre. Au Soir, il indique avoir reçu des centaines de mails injurieux et de menace depuis qu'il défend Salah Abdeslam.

Voir les commentaires

Articles récents

Hébergé par Overblog